La Bibliothèque de l'écologie
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La bibliothéque de l'écologie
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La Bibliothèque de l'Ecologie : une approche globale, un laboratoire d'idées.

Les problèmes d'environnement sont devenus des questions dont la centralité et l'urgence sont maintenant reconnues par tous. L'écologie, entendue au sens large, est devenue un thème vital, un sujet éminemment porteur, catalyseur et fédérateur parce qu'interdisciplinaire. Certains semblent le découvrir subitement à la faveur de telle ou telle catastrophe naturelle ou industrielle, d'autres vivent en permanence et depuis longtemps l'urgence écologique comme la crise de fond majeure de notre civilisation occidentale. Il ne s'agit plus seulement de stigmatiser les revers du progrès scientifique et technique. L'écologie (et l'écologisme qui en découle) est alors comprise comme un outil essentiel de l'élargissement de la conscience collective et planétaire, comme un nouveau paradigme de la pensée globale.
 
La Bibliothèque de l'écologie participe à l'immense effort contemporain de recherche théorique et pratique en même temps que de vulgarisation de la connaissance. Sa base et son tronc commun sont, de manière indubitable, la Nature, les sciences naturelles, l'écologie. Mais ensuite viennent s'y accrocher toutes les autres disciplines. Sur l'écologie et ses prolongements culturels, il existe de très nombreux livres, disponibles maintenant même en éditions de poche : Printemps silencieux (Rachel CARSON), La Bombe P (Paul EHRLICH), La Magie des plantes (Jacques BROSSE), Plantes en péril (Jean-Marie PELT), Économiser la planète (Claude ALLÈGRE), Le Capitalisme vert (Alexandre VATIMBELLA), La Mort s'exporte bien (Les Amis de la Terre), Mon manifeste pour la Terre (Mikhaïl GORBATCHEV), Tout ce que vous pouvez faire pour sauvegarder l environnement (Ronald MARY), Parole de terre (Pierre RABHI), Le Chercheur d absolu (Théodore MONOD), La Grande implosion (Pierre THUILLIER), Une soupe aux herbes sauvages (Émilie CARLES), La Prophétie des Andes (James REDFIELD), Ces OGM qui changent le monde (Gilles-Éric SÉRALINI), Le Syndrome du Titanic (Nicolas HULOT), etc.
 
Se situant donc dans un contexte d'éducation à l'environnement mais destinée à des publics adultes plutôt qu'enfants, la Bibliothèque de l'Écologie est une des bases documentaires pour créer pragmatiquement une économie réelle, écologique, c'est-à-dire fondée sur la nature. Les exemples abondent, notamment dans les domaines de la santé, de l'énergie, de l'habitat et de l'agro-alimentaire : santé naturelle, géobiologie, écoconstruction, énergies renouvelables, agriculture biologique et biodynamique, plantes médicinales, phytothérapie, sylvothérapie, etc. Des pionniers comme Paul CARTON (+), Robert CHARROUX (+), Georges LAKHOVSKY (+), Louis KERVRAN (+),Stéphane LUPASCO (+), Georges PLAISANCE (+), Jean PALAISEUL, Fritjof CAPRA, Rémy CHAUVIN, Jacqueline BOUSQUET, Jean CHARON, Rupert SHELDRAKE, Lyall WATSON, Deepak CHOPRA & et bien d'autres, ont donné des pistes utiles aux multiples convergences entre sciences, écologie, santé et spiritualité. Voilà les bases incontournables d'une civilisation durable, et nous possédons les livres qui contribuent à son avènement.
 
Par exemple, un livre comme celui de Callum COATS Living Energies, résumant les travaux du génial chercheur autrichien Viktor SCHAUBERGER (1885-1958, vingt livres disponibles en anglais, mais aucun en français !) sur les nouvelles dimensions de l'énergie, la nature du mouvement, la dynamique de l'eau, l'enveloppe atmosphérique de la Terre, le métabolisme de l'arbre, la formation des vortex, l'agriculture biologique et la fertilité des sols, etc., est une mine d'or pour la réflexion et l'action ; il justifie, cautionne et prolonge les travaux d'autres précurseurs comme J. W. von GOETHE, Rudolf STEINER, Antoine BÉCHAMP, Wilhelm REICH, Richard ST BARBE BAKER, Jacques BENVÉNISTE et Christopher BIRD. Certains parlent aussi de bio-communication interrègnes (végétal-animal).
 
Le rapport de chacun à la nature trouve ses racines dans des croyances qui sont le plus souvent occultées. L'une d'elles est le mythe occidental de la supériorité de l'homme sur la nature. Une autre, qui est son corollaire, est la croyance au développement linéaire infini et au progrès. La pensée écologique profonde remet tout cela en question. Il nous appartient donc de refléter à la fois les échecs de la société technologique et les efforts de son humanisation.
 
Pour certains esprits attardés, l'énergie nucléaire n'a pas encore fait la preuve de sa nocivité et de l'impérieuse nécessité de la remplacer par un faisceau d'énergies renouvelables. Rappelons simplement qu'au sein de la technostructure, il y a des gens qui ont le courage et l'honnêteté d'affirmer leurs divergences avec les diktats de l'administration et de la technoscience officielle, c'est le cas par exemple pour Jean-Pierre BERLAN, directeur de recherches à l'INRA et auteur du livre La Guerre au vivant (Agone, 2001) dans le combat contre les OGM, contre la bio piraterie et l'agro-industrie. Et plus généralement, nous pourrions citer le témoignage de Philippe LECONTE, ancien physicien du Commissariat à l'Énergie Atomique et nouveau président du Conseil de Surveillance de la NEF (Nouvelle Économie Fraternelle) : « De toute cette activité, j'ai tiré la conviction qu'il n'y a pas de vérité sans un lieu où elle peut être contredite. Ce qui manque le plus, ce sont des espaces de vrai dialogue & Le monde devra faire des efforts gigantesques pour résoudre simultanément les problèmes d'énergie et de préservation de l'environnement. Économiser l'énergie et développer les énergies renouvelables sont des priorités. » (Vif-argent N° 37, hiver 2005)
 
Des ressources énergétiques on ne peut s'empêcher de passer aux ressources humaines, de la Nature à l'Esprit. Mais vous pensez peut-être que les spiritualités et l'ésotérisme n'ont pas leur place dans une bibliothèque de l'écologie ? Et pourquoi ces domaines n'y rentreraient-ils pas ? Combien vous êtes prêt à accepter ne dépend que de vous : n'ayez pas peur de considérer les interrelations, la globalité et que tout dépend du c'Sur de l'Homme. Qu'est-ce qui vous fait peur ? Jusqu'où pouvez-vous aller sans renier vos croyances ? Examinons cela d'un peu plus près &
 
Les sagesses traditionnelles nous enseignent que l'être humain est un microcosme, un tout petit champspatio-temporel au milieu d'un gigantesque macrocosme dont il subit les influences. Notre civilisation rationaliste a tendance à étouffer les phénomènes dits surnaturels : mais ce n'est pas parce qu'on ne les voit pas que ces phénomènes n'existent pas. Seule une certaine science obtuse est incapable de les démontrer et, de ce fait, les nie. Se souvient-on qu'avant les découvertes d'Henri BECQUEREL, de Pierre et Marie CURIE sur la radioactivité, on niait son existence ? L'évolution des sciences est souvent freinée par nos croyances et nos préjugés. Aujourd'hui encore, on a du mal à accepter l'effet Kirlian qui met en évidence non seulement l'aura subtile des plantes mais aussi l'aura des êtres humains et permet une approche holistique (= globale) de la santé. La tradition bien comprise relie le passé au futur. La recherche ne doit pas avoir d Sillères et doit s'appuyer sur la documentation la plus large possible. Dans un esprit large, nous tenons à couvrir tous les points de vue, qu'ils soient institutionnels ou non conformistes. Comment avoir une vision globale, écologique, des problèmes si l'on ampute la connaissance de certains éléments ?
 
Pensez-vous que les religions, les mythologies, les spiritualités, les sagesses traditionnelles n'ont pas de rapports avec la Nature ? Est-ce que vous croyez que les arbres, les montagnes, les oiseaux, les animaux, les plantes n'ont pas de rapports avec les mythes, le sacré, les religions ? L'eau et l'arbre ne sont-ils pas au centre de la poésie de toutes les cultures et de la symbolique de toutes les religions ? La Bible ne parle-t-elle pas de la nature ? Et le Coran ? Et les religions animistes ? Les plus grands religieux, les ermites et les chamans ne vivent-ils pas en communion, voire en symbiose avec la nature ? La nature n'est-elle pas imprégnée d'art, donc de spiritualité ? Les écrivains romantiques du XIXe siècle ne sont-ils pas l'une des sources de l'écologisme moderne ?
 
Vous voulez bien admettre la place de la philosophie mais laisser tomber l'ésotérisme ? La définition de l'ésotérisme est le domaine des connaissances cachées. Or, vous ne pouvez pas ignorer que les meilleurs philosophes discutent tous de la réalité ultime la plus cachée, c'est-à-dire Dieu. Comment pouvez-vous prétendre examiner l'existence de Dieu sans prendre en considération le niveau intermédiaire de connaissances, en l'occurrence l'ésotérisme ? Prétendez-vous à la fois avaler des chameaux et filtrer des moustiques ?
 
Certains anti-mystiques, qui n'ont simplement pas réfléchi à la question, voudraient nous faire croire que la relation à la nature n'aurait rien à voir avec la connaissance de soi et avec le sacré ? Dans la plupart des sociétés humaines la connaissance des plantes et leur usage étaient partie intégrante de la culture humaine ; ces plantes sont même à la base d'expériences qui constituent ce que l'on peut appeler généralement la religion. L'ethnobotaniste et artiste néerlandais Herman de VRIES a travaillé toute sa vie sur les influences psy des plantes. D'ailleurs, l'étude du sentiment de la nature n'est pas complète si elle n'englobe pas tout le registre des émotions humaines, y compris les mythes, les symboles et les religions.
 
Il importe de rester circonspect et de ne pas gober aveuglément tout ce qui se pare d'une aura et d'une estampille « scientifiques ». Car les nouveaux prêtres du scientisme officient en pratiquant les mêmes mystifications et le même endoctrinement que les religions monothéistes de pouvoir. Ils ont simplement pris la relève de celles-ci en trahissant la science véritable par une idéologie scientiste au service des puissances financières.
 
Certaines civilisations de l'Antiquité ne connaissaient-elles pas les énergies subtiles que nous redécouvrons actuellement par une convergence de la science et de la foi ? C'est ce qu'explique clairement Georges PRAT dans l'introduction de son grand et magnifique livre L Architecture invisible (2003) :
« Pourquoi les axes des temples successifs de Louqsor ont-ils une légère inclinaison, l'un par rapport au précédent ? Pourquoi le Parthénon a-t-il été édifié à l'emplacement exact qu'il occupe ? Pourquoi le cromlech de Stonehenge et la cathédrale de Chartres sont-ils orientés de manière surprenante ? Ont-ils un rapport entre eux et, si oui, lequel ? Pourquoi les alignements de Carnac ont-ils cet aspect serpentiforme ?

Toutes les réponses à ces questions viennent de la Terre (le tellurisme) et du Ciel (le cosmique).

La géobiologie, fille de la radiesthésie, redécouverte depuis une cinquantaine d'années, après un « oubli » de quatre cents ans, nous aide à comprendre comment ont été implantés les monuments les plus anciens de l'humanité, aussi bien que les églises romanes et ogivales. ( &) L'homme baigne dans un champ d'énergies venues, à la fois, de la Terre et de l'Espace. L'équilibre des rayonnements reçus détermine sa santé, et les perturbations produites par le sous-sol de notre planète engendrent des déséquilibres et des états de faiblesse favorables aux maladies. La géobiologie nous aide à comprendre ces phénomènes et à y apporter des remèdes. ( &) Les civilisations anciennes ont su marier les connaissances astrologiques, mathématiques et géobiologiques pour utiliser les énergies cosmotelluriques et soigner physiquement les hommes tout en les élevant spirituellement. » On verra à ce sujet notamment les classiques : Roger de LAFFOREST : Ces maisons qui tuent (Robert Laffont, 1972) et Jacques LA MAYA : La Médecine de l habitat (Dangles 1983, 7e édition 1989)
 
Aujourd hui, le phénomène récent, largement répandu, des crop circles (cercles de culture ou aéroglyphes) est époustouflant aussi bien par sa beauté que par son mystère. La permanence de la magie et du mystère dans le monde moderne exige donc de nous une constante ouverture de l'esprit et du c'Sur.
 
« Tout au long de l'histoire, la peur du comportement créatif et des états mystiques, c'est-à-dire de la face intuitive de l'expérience humaine a conduit à des chasses aux sorcières trop nombreuses pour en dresser la liste. » (Marilyn FERGUSON : Les Enfants du Verseau).
 
Science et culture se complètent donc mutuellement. Les idées écologiques qui marchent, celles qui sont porteuses d'avenir et de retombées économiques sont celles qui intègrent cette globalité. Certains chefs d'entreprise le savent déjà : l'économie écologique et solidaire est une réalité prospère. Et bien sûr l'écologie doit intégrer notre dimension « spirituelle ». Toutefois, ce mot est trop souvent « un épouvantail » quand on ne précise pas suffisamment ce que l'on entend par derrière à des gens qui l'ont banni de leur existence : non point dogmes, coutumes, rituels, confessionnalisme... mais intelligence du sensible, intelligence de l'éthique ou des valeurs, discernement du c'Sur, inspiration, démarche de synthèse, amour de la maturation, conscience planétaire et globale, art et poésie, vie contemplative, méditative, quête du sens, responsabilité éthique devant le vivant et l'évolution...
 
Je ne suis pas à court d'arguments pour justifier la globalité de ma démarche et l'interdisciplinarité de la Bibliothèque de l'Écologie. Le développement de la transdisciplinarité va de pair avec le dialogue inter-religieux et inter-culturel. Je plaide ici pour l'encyclopédisme et contre le réductionnisme. Imaginez, par exemple, que les chiens ne perçoivent que deux longueurs d'onde, le vert et le jaune, et qu'ils prennent le pouvoir en imposant désormais aux humains la vision exclusive en vert et jaune. Ce serait une nouvelle forme de daltonisme ! En vérité, le monde contient tout le spectre des couleurs et non pas seulement une ou deux longueurs d'ondes. Loin de tout obscurantisme, sans 'Sillères, la Bibliothèque de l'Écologie se doit de présenter à ses utilisateurs cette diversité culturelle, elle-même reflet de la diversité biologique.
 
Roland de Miller
13 avril 2005

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