La Bibliothèque de l'écologie
à Gap

Robert Hainard (1906-1999)


par Roland de Miller
Robert Hainard

La formation - L'art, l'écriture, la nature - Guetteur de l'Europe sauvage - Une œuvre artistique unique en Europe - Un combat précurseur - Pour en savoir plus - Textes et témoignages - Bibliographie - Ouvrages sur Robert Hainard

Fils aîné de deux peintres et professeurs de dessin et de modelage, Robert Hainard était né le 11 septembre 1906 à Genève. Il a résidé dans cette ville toute sa vie sauf les dix dernières années durant lesquelles il était dans un E.M.S. à Gland (Vaud) où il est décédé le 26 décembre 1999. Marié en 1929 à Germaine Hainard-Roten, elle aussi peintre, il était le père de deux enfants, Pierre et Marie.

La formation
Ses parents lui ont fourni un climat familial favorable à son épanouissement artistique : dès son plus jeune âge, Robert Hainard joue avec les rognures de papier tombées des travaux de ses parents et dessine avec des allumettes brûlées en guise de crayon. Ayant déjà commencé le dessin et la sculpture, il entre en 1921 à l'École des Arts industriels de Genève où il apprend la sculpture sur bois, puis sur pierre. Dans la classe de son père, en 1922 il rencontre la valaisanne Germaine Roten (1902-1990), peintre elle-même, qu'il épouse en 1929 et qui deviendra la compagne de toute sa vie et la critique privilégiée de son œuvre. À l’École des Beaux Arts, il suit le cours du soir de dessin de figure, de son père. Passionné dès l’enfance par la vie de l’animal sauvage et libre, il va dessiner dans la campagne genevoise et sillonner le Valais à la recherche de la faune et de la flore. Il est durablement impressionné par les gravures japonaises de l'école réaliste du XIXe siècle : l'étude de ces gravures lui donne l'envie d'allier son goût de la nature, de la couleur, du travail manuel et du bois. En 1924, il est l’inventeur d'une technique unique au monde, consistant à modeler la surface d'une planche de poirier ou de buis pour obtenir avec une seule couleur toute une gamme de dégradés (ce procédé nécessite en général une douzaine de bois gravés différents pour obtenir en superposition une estampe avec toutes ses couleurs). En 1927, par un coup de main heureux, il trouve un papier (le papier japon) et un encrage qui donneront à toutes ses estampes un style très particulier. Dès lors, il expose régulièrement ses sculptures et gravures (ses premières estampes intriguent fort les spécialistes).

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L'art, l'écriture, la nature
En 1930, fixé dans la région genevoise (Confignon, puis Bernex en 1938), il se lance dans toutes les activités qui occuperont sa vie bien remplie (jusqu’à sa cessation d’activité en 1993) :
- longues observations de la nature
- croquis de terrain (environ 30 000) : ces croquis sont de merveilleux documents de travail auxquels il se rapporte toujours pour graver et sculpter
- aquarelle
- gravure et impression des estampes (912 de 1924 à septembre 1993)
- sculpture sur bois, sur pierre, en céramique et en bronze
- articles (500 environ) et illustrations dans des revues
- ouvrages (20) de réflexion sur la nature, journaliers de son art, albums à partir de son œuvre graphique
- illustrations de livres (plus de 50)
- actions de défense de la nature et de la faune sauvage, conférences, projections...

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Guetteur de l'Europe sauvage
Ce coureur des bois, de marais et de montagnes a parcouru l'Europe du delta du Guadalquivir à la Laponie, des côtes d'Écosse aux Carpathes roumaines pour traquer le lynx, l'ours, le loup, le gypaète, le castor ou la loutre et tant d’autres animaux repoussés par la civilisation mécanique ; à une époque où les voyages tenaient de l’aventure, il dépensait ainsi des trésors de patience pour essayer de réunir dans son œuvre toute la faune européenne. Pour avoir observé le loup une dizaine de fois dans sa vie, n'a-t-il pas passé, jour et nuit, l'équivalent d'une bonne demie année de recherche ? En Bulgarie, en 1938 il observe son premier ours, y séjourne deux mois, invité par le roi Boris qui connaissait ses travaux de naturaliste par son ancien précepteur. En Tchécoslovaquie, en 1948 il surprend dans le brouillard un loup « fantomatique » chassant le cerf près de la frontière russe. Ce sera encore la rencontre avec la mystérieuse chouette de l’Oural, la martre qui bondit à ses pieds, la découverte de la tanière de l’ours dans un sapin creux... Puis il part en Laponie et revient par la Norvège et Stockholm : observations d'élans et de castors. En Slovénie, il fait des études d'ours qu'il n'observe qu'après trois semaines, en Pologne à la recherche de lynx où il fait aussi des études de bisons à Bialowieza. En 1958, il est entre Danube et Save, en Yougoslavie, un pays qu’il a beaucoup fréquenté, à la recherche de chats sauvages. En 1959, 1961, 1962 et 1964 il est dans les Pyrénées françaises pour observer des gypaètes, notamment avec Michel et Jean-François Terrasse. En 1967, 1968 et 1971, il fait des incursions en Afrique orientale et en 1977, en Inde. Mais son savoir et la majorité de son œuvre restent centrés sur l'Europe. Inlassablement, pendant plus d'un demi-siècle, la quête des animaux sauvages a conduit Robert Hainard à connaître leurs mœurs mieux que beaucoup d’autres : il marque ainsi un pas, avec des années d'avance, vers une conception moderne des sciences naturelles toute axée sur l'étude de la nature. Mais c’est aussi un fin connaisseur des richesses de la flore sauvage, largement représentée dans son œuvre, de même que les portraits de sa famille.

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Une œuvre artistique unique en Europe
Des milliers d'heures d'observation, de jour comme de nuit, au cours de voyages à travers toute l'Europe, ont fait de lui un éminent spécialiste des mammifères, auteur du texte et de l'illustration des fameux Mammifères sauvages d'Europe en 2 volumes (Delachaux et Niestlé 1948, 1961, 1972, 4e édition revue et augmentée : 1987, en 1 volume : 1997). Il a illustré de très nombreux livres sur la nature par des croquis, des aquarelles, reproductions de gravures (citons entre autres, les Oiseaux en 6 volumes de Géroudet, les Poissons d'eau douce en 2 volumes et les Reptiles et batraciens de Dottrens, dans la même collection). Par cette œuvre gigantesque aux facettes multiples, Robert Hainard a beaucoup contribué à la connaissance des animaux, nécessaire pour la défense des milieux et des richesses naturelles. Dans sa « chasse au crayon », Robert Hainard ne compose pas une œuvre, il dessine ce qu'il voit, il ne restitue que ce que la réalité a bien voulu lui offrir spontanément : le tableau de chasse est impressionnant ! La gravure sur bois en couleur, son moyen d'expression privilégié, demande une technique complexe exigeant extrême rigueur et patience, deux qualités dignes d'un descendant d'horlogers jurassiens. Il y avait dans sa famille une forte tradition scientifique, son père était un pédagogue qui avait profondément réfléchi aux bases de l’art qu’il enseignait. Son fils, Pierre Hainard, est devenu biogéographe.

Depuis plus de soixante dix ans, cet artiste a engendré une œuvre considérable largement reconnue et mondialement réputée. Continuateur d'une tradition qui remonte à ces artistes anonymes du paléolithique qui tracèrent bisons, mammouths, cerfs et aurochs sur les parois des grottes de Lascaux ou d'Altamira, profondément imprégné de l'art subtil des graveurs japonais de l'école réaliste du XIXe siècle, Robert Hainard a vu son œuvre consacrée par plus de 150 expositions personnelles dans toute l'Europe : Stockholm, Londres, Bruxelles, Paris, Moscou, Varsovie, Zürich, Bâle, Genève, Dijon, Leningrad, Liège, Santiago du Chili, etc. Il a participé à toutes les expositions nationales suisses dès 1928 et à de nombreuses expositions internationales. Un grand nombre d’entre elles lui ont été consacrées en Suisse et à l’étranger dans les principaux musées, collections, centres d’art et galeries.

Robert Hainard a obtenu de grandes distinctions telles que :
Bourse Lissignol
Prix Calame
Concours restreint de la Confédération suisse
Prix Édouard-Marcel Sandoz d’art animalier de l’Académie Grammont, Paris, 1974 et membre de cette Académie
Prix de l’Académie internationale de Philosophie de l’Art, 1984
Médaille François Sommer, Paris, 1987
Mérite bernésien, 1987.

Il a toujours vécu de la vente de ses gravures qu’en artisan accompli il tirait lui-même sur sa presse à bras. Dans son travail quotidien, sa femme Germaine, fut son meilleur critique et conseiller. A sa mort, celle-ci laissait une œuvre remarquable de paysagiste et portraitiste. Actuellement, l’Atelier Robert Hainard à Bernex (Genève) organise encore à travers la Suisse des expositions de son œuvre.

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Un combat précurseur
- Robert Hainard fut membre du premier comité de l'Association pour la Création et l'Entretien de Réserves Naturelles dans le canton de Genève, dès sa fondation en 1928, devenue ensuite Association Genevoise pour la Protection de la Nature, aujourd'hui Pro Natura Genève, dont il fût le Président d'honneur.
- En 1946, Robert Hainard réussit à persuader Maurice Troillet (l'oncle de l’écrivain valaisan Maurice Chappaz), qui fut le maître d'œuvre de l'assainissement de la plaine du Rhône valaisan, de conserver une portion témoin de l'ancien fleuve sauvage. Il en est résulté la réserve naturelle de Pouta Fontana, soit le marais de Grône.
- En 1969, l'Université de Genève décerne à Robert Hainard le titre de docteur ès sciences honoris causa, reconnaissant ainsi son apport scientifique, nourri d'observations précises et répétées de la vie sauvage (nombreuses contributions aux revues ornithologiques et mammalogiques). Titre d'autant plus apprécié par le naturaliste qu'il s'adressait, comme il se plaisait à le dire non sans malice, à un homme qui à douze ans quittait l'école primaire. « Mais d'avoir traversé la vie hors des chemins, à travers champs, fait que je tombe sans cesse sur du terrain neuf ».
- Connu pour ses engagements en faveur des espaces sauvages, il est devenu membre ou président d'honneur de nombreuses associations de défense de la nature. Membre de la Commission des Monuments, de la Nature et des Sites du canton de Genève de mars 1970 à février 1979. Membre de la Commission consultative de la faune du canton de Genève de juin 1975 à février 1982. Membre d'honneur de Pro Natura - Ligue Suisse pour la Protection de la Nature (Bâle), de la Société Romande « Nos Oiseaux », du Cercle d'Études Ornithologiques de Bourgogne (CEOB, Dijon), de la Société pour la Protection de l’Environnement (Genève), de la section genevoise du WWF Suisse, de la Société d'Étude et de Protection de la Nature du Sud-Ouest (SEPANSO, Bordeaux) et du Rassemblement des Opposants à la Chasse (ROC, Lille), Président d'honneur de l'Association des Amis des Renards et Autres Persécutés (ARAP, Paris).
- Ses nombreux ouvrages sur son art, sa philosophie, ses connaissances scientifiques, ses prises de position pour sauvegarder la nature sauvage ont fait de cet artiste hors du commun, un véritable humaniste, personnage éminemment rare à notre époque. La nature, comme l’art, est un combat qui appelle à une résistance, notamment pour la sauvegarde du vivant et contre l’impérialisme de l’art abstrait. Se faisant l’apôtre de la stabilisation économique et démographique, Robert Hainard fut l'un des inspirateurs de la prise de conscience écologique qu’il a souvent critiquée pour ses faiblesses et ses contradictions. Il fut l’un des premiers naturalistes à faire la critique de l’anthropocentrisme judéo-chrétien dont procède la société industrielle et qui conditionne toute notre relation avec la nature. Ce qu’il avait de vraiment essentiel à dire et ce qui a fait sa profonde originalité par rapport à la plupart des penseurs contemporains, c’est d’affirmer la valeur irremplaçable de la Nature sauvage pour l’équilibre mental, social et culturel de l’Homme. Réfléchissant sur les déséquilibres écologiques et les erreurs morales que d’autres ne soupçonnent qu’à peine, il était en cela un précurseur émérite, non seulement de la protection de la nature mais aussi de « l’écologie psychique » (le terme est de lui).
- Par sa personnalité aimable, sensible et modeste, Robert Hainard a suscité de nombreuses vocations artistiques et scientifiques, et tous les naturalistes de terrain s'accordent à le reconnaître comme l'un de leurs maîtres.

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Pour en savoir plus, vous pouvez consulter les sites suivants:
www.hainard.ch : site officiel de la Fondation Hainard.
alsace.nature.free.fr/ANI44/hainard2.htm
perso.wanadoo.fr/fromveur/hessehainard.htm

Textes et témoignages
Robert Hainard nous parle de ses observations :
« Dans la recherche des bêtes, le hasard joue un grand rôle, aidé d'un certain flair, qui vient de la connaissance des habitudes des bêtes, des lieux qu'elles préfèrent, etc. Lorsque je découvre un animal qui ne m'a pas encore perçu, je tâche de l'approcher à couvert, sans bruit, et si c'est un mammifère, sous le vent. J'aime beaucoup observer les animaux lorsqu'ils ne se doutent pas de ma présence. Pour cela, le meilleur moyen est l'affût. Pour ce procédé tout spécialement, la connaissance des habitudes doit seconder la chance, si l'on ne veut pas user sa vie pour un résultat insignifiant. Malgré tout, il faut beaucoup de patience et d'obstination. J'ai guetté pendant trente nuits (réparties sur deux ans) avant de voir ma première loutre. En 1953, j'ai guetté les ours en Slovénie, trois semaines consécutives, toutes les nuits sans dormir, avant d'en voir un. Mais d'ordinaire, je guette en dormant et presque toujours la venue de l'animal m'éveille. Cela n'a rien de magique : le subconscient veille et c'est un bruit, même léger, qui l'alerte. M'intéressant beaucoup aux mammifères, je guette beaucoup matin et soir et les nuits de lune, car ils sont pour la plupart nocturnes. Et puis j'aime la nuit pour la simplicité et le moelleux qu'elle donne aux choses. Presque à chaque lune, je passe une ou deux nuits dehors, et souvent de plus longues séries, dans mon sac de couchage, à toute saison, sur la neige aussi, parfois dans un arbre. Je me sers de jumelles, sinon les occasions de bien connaître les animaux seraient trop rares, mais je préfère, pour faire une gravure, choisir une occasion où j'ai pu voir à l'œil nu. » (Texte inédit).

« Ce soir-là, alors que la lune presque pleine montait dans un ciel rose, éclata le chœur des loups. Deux groupes se répondaient et parmi eux une voix haute. Les voix alternaient montant et descendant en une polyphonie sauvage et pourtant musicale. Notre nature a perdu une de ses plus grandes voix, des plus émouvantes, avec le chant des loups dans l’air glacé. » Robert Hainard, Chœur de loups et autres histoires d’ours, 1999.

« Pour ceux qui ne connaissent pas encore Robert Hainard, disons qu'il est à lui seul le trait d'union entre les domaines scientifique et artistique. Il est difficile de le classer dans une catégorie tant ses talents sont multiples : à la fois peintre, graveur et sculpteur animalier, il est également écrivain. Passionné par la vie, il excelle à la décrire par tous les moyens et dans chacune de ses œuvres se mêlent la rigueur scientifique, l'esthétique et l'émotion de l'expérience vécue.
Chez lui, tout est nature ; sa personnalité, sa façon d'être et de s'exprimer. En quelques coups de crayon, mais bien souvent après de longues heures d'attente, il sait fixer sur le papier une silhouette, une attitude, un mouvement fugace ou une ambiance, avec une sensibilité qu'il serait plus difficile de traduire par des moyens plus modernes tels que cinéma ou photographie. Et tout cela, avec un profond respect pour l'animal, et avec le souci constant de ne pas le déranger. Vient ensuite le long travail d'atelier pour traduire ces souvenirs instantanés en gravure sur bois ou en sculpture. » Bernard LE GARFF, S.E.P.N.B., Brest 1983.

« La personnalité à facettes de Robert Hainard explique sans doute l'enthousiasme qu'il suscite dans tous les domaines de son talent aussi profond que varié. Mais, complexe en apparence, l'œuvre de cet animalier genevois est bien au contraire simplicité et unité : que ce soit l'artiste, le graveur, le sculpteur ou le peintre, que ce soit l'écrivain scientifique ou le journaliste, que ce soit enfin le philosophe, le fil conducteur est là qui nous rappelle toujours que cette œuvre découle d'une même source intarissable, la nature. Cet amour passionné de la vie sauvage, superposé à une vocation artistique, modèle toute la vie de Robert Hainard. » Michel TERRASSE, vice-président du Fonds d'Intervention pour les Rapaces (F.I.R.)

« Derrière chaque gravure de Robert Hainard, il y a des heures et des heures de guet, un amour passionné de la vie sauvage et des animaux, toute une vie de patience, d’impressions, d’émotions, de sagesse.
Robert Hainard a donc été à la fois un artiste, un scientifique, un penseur de la nature et de l’homme. Dans un monde technicisé où personne ne saisira bientôt plus l’ensemble, il nous montre comment intégrer ces diverses approches, aussi bien intellectuelles que sensorielles, pour aboutir à une véritable connaissance du monde, des êtres et de nous-même(s). Il nous le dit calmement mais fortement, il nous le dit simplement mais au plus haut niveau, avec la plus grande originalité et dans la plus parfaite indépendance. Robert Hainard est un homme tridimensionnel, dont une facette suffirait à justifier le respect, l’amitié que lui portent tant de disciples, connus ou inavoués ; mais ces facettes sont jointives, continues, au-delà de toute apparence de construction.
 » Philippe LEBRETON : Robert Hainard (1906-1999), artiste et philosophe de la nature. Le Courrier de la Nature, N° 185, mai-juin 2000.

« Dans notre société laïque et profanatrice où les réalités vivantes de la nature sont détruites et désacralisées, Robert Hainard joue et jouera longtemps le rôle de révélateur qui a montré la Voie, en l’occurrence une direction nouvelle pour l’humanité dans une « tension avec la nature », selon des pôles bien définis, et dans une complémentarité de la Science et de l’Art. Voilà un homme en qui non seulement Nature et Culture sont enfin réconciliées, mais surtout qui a réussi à faire de la nature une culture authentique. Sa pensée philosophique, l’une des plus fécondes et des plus lucides de notre XXe siècle, marque la fin d’une certaine vision mécaniste et unilatérale des choses, mais n’est pas un retour aux vieux spiritualismes qui mettaient l’esprit au-dessus de la matière, bien au contraire... Il reste bien plus que le témoin original d’une expérience individuelle : son message, quoique difficile, peut prétendre à une valeur universelle. Il restera l’une des rares personnalités de notre temps à concevoir une explication et un projet global pour les civilisations à venir (« C’est une civilisation à refaire et ce ne sera jamais fini... »). Puisque Robert Hainard a clairement assigné comme objectif à l’humanité la fin de l’anthropocentrisme, alors on peut sans exagération voir en lui un grand Maître pour l’humanité future. » Roland de MILLER : Robert Hainard, peintre et philosophe de la nature. Deuxième édition revue et augmentée. Éditions Sang de la Terre, Paris, 2000, 416 p. collection « Biographies ». p. 341.
Pour la chronologie (simplifiée) de la vie de Robert Hainard, voir la biographie par Roland de MILLER : Robert Hainard, peintre et philosophe de la nature. Éditions Sang de la Terre, 2e édition revue et augmentée, Paris, 2000, collection « Biographies ».

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Bibliographie

Et la nature ? Réflexions d’un peintre. Préface d’Henri de Ziegler. Éditions Gérard de Büren, Genève, 1943. Réédition avec une 2e préface, de Jean-François Terrasse. Éditions Hesse, St Claude de Diray (Loir-et-Cher), 1994. Épuisé.
Nature et mécanisme. Préface de Ferdinand Gonseth. Éditions du Griffon, Problèmes de la philosophie des sciences, Neuchâtel, 1946. Réédition augmentée avec une 2e préface, de Philippe Lebreton, sous le titre Le Miracle d’être. Science et nature. Éditions Le Sang de la Terre, Paris, 1986. Réédition avec une nouvelle préface de Ph. Lebreton : 1997.
Les Mammifères sauvages d’Europe. Tome I. Insectivores, chéiroptères, carnivores. Précédés d’une partie générale de Jean-Louis Perrot. Éditions Delachaux et Niestlé, Paris et Neuchâtel, 1948, 263 p. Relié. Quatrième édition revue et augmentée en 1986, 332 p.
Les Mammifères sauvages d’Europe. Tome II. Pinnipèdes, ongulés, rongeurs, cétacés. Éditions Delachaux et Niestlé, Paris et Neuchâtel, 1949. Quatrième édition revue et augmentée en 1988, Tomes I et II réunis en un seul volume : Éditions Delachaux et Niestlé, Paris et Lausanne, 1997.
Défense de l’image. Éditions de la Baconnière, Neuchâtel, 1967, 154 p. Relié. Réédition augmentée en 1987.
Chasse au crayon. En dessinant les bêtes sauvages. Éditions de la Baconnière, Neuchâtel, 1969. Sélectionné au concours du Meilleur livre de l’année 1969 en Suisse. Traduit en allemand par Claude Bommeli-Hainard : Jagd mit dem Skizzenblock, Rotapfel-Verlag, Zürich, 1966. Épuisé.
Expansion et nature. Une morale à la mesure de notre puissance. Éditions Le Courrier du Livre, Paris, 1972.
Les Réserves naturelles de Suisse. Éditions Avanti, Prilly-Lausanne, 1974. Traduit en allemand et en italien. Épuisé. En vente à La Bibliothèque de l’Écologie.
Croquis de terrain. Éditions Payot, Lausanne, 1975. Sélectionné au concours du Meilleur livre de l’année 1975 en Suisse. Traduit en allemand. Épuisé.
Quand le Rhône coulait libre. Tribune Éditions, Genève, 1979. Prix Jean Sainteny 1980 du Fonds Français pour la Nature et l’Environnement. Deuxième édition en 1989. Préface de Philippe Roch. Épuisé.
Philippe et Eugénie Hainard (en collaboration avec Claude Bommeli-Hainard et Florence Rossier-Hainard). Introduction de Pierre Hainard. Éditions de la Baconnière, Neuchâtel, 1980.
Images du Jura sauvage. Tribune Éditions, Genève, 1983. Deuxième édition revue et augmentée en 1987. Épuisé.
Le Miracle d’être. Science et Nature. Préfaces de Ferdinand Gonseth et Philippe Lebreton. Éditions Le Sang de la Terre, coll. La Pensée écologique, Paris, 1986, 1997.
Le Guetteur de lune. Choix de textes et préface par Jean-Philippe Grillet et Jacques Hesse. Coédition Hermé (Paris) et Tribune Éditions (Genève), 1986. Épuisé.
Nuits d’hiver au bord du Rhône. Tribune Éditions, Genève, 1988.
Le Monde sauvage de Robert Hainard. Préface de Bernard Clavel. Introduction de Jacques Hesse et Jean Philippe Grillet. Coédition Tribune Éditions (Genève) et éditions Duculot (Paris et Gembloux), 1988. Épuisé.
Croquis d’Afrique. Coédition Tribune Éditions (Genève) et Éditions Hesse (Blois), 1989.
Germaine Hainard-Roten. Tribune Éditions, Genève, 1990.
Le Monde plein. Éditions Melchior, Veyrier - Genève, 1991.
Sculptures. Éditions Hesse, Saint-Claude-de-Diray, 1993.
La Méthode de mon père. Enseignement du dessin et du modelage. Éditions Nicolas Junod, Genève, 1994.
Chœur de loups et autres histoires d’ours. Réédition de textes choisis par Nicolas Crispini. Éditions Slatkine, coll. L’Oeil ouvert, Genève, 1999.
Entretien sur la gravure. Interview de R. H. par Jacques Hesse. Éditions Hesse, Saint-Claude de Diray, 1998.

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Ouvrages sur Robert Hainard

Maurice Blanchet : Robert Hainard. Éditions de la Baconnière, Neuchâtel, 1985 (Quatrième édition augmentée).
Valentina Anker : Robert Hainard, les estampes. Tome I : 1924-1956, 1982. Épuisé. Tome II : 1957-1983, 1983. Épuisé. Tome III : 1983-1993, 1996. Éditions Xylon, Hauterive (Neuchâtel). Tome III.
Roland de Miller : Robert Hainard, peintre et philosophe de la nature. Éditions Sang de la Terre, 2e édition revue et augmentée, Paris, 2000.
Collectif : Témoignages autour de Robert et Germaine Hainard. Éditions Melchior, Veyrier - Genève, 1991.
Nicolas Crispini : La Trace. Approche de Germaine et Robert Hainard : 1981-1990. Éditions Slatkine, coll. L’Oeil ouvert, Genève, 1996.

NB. Tous les livres disponibles sont en vente auprès de l’Atelier Robert Hainard, toujours ouvert au public : 51 chemin de Saule, CH 1233 Bernex (Genève), Suisse, tél. / fax : 00 41 22 757 11 16. Ou aux Éditions Hesse, 4 rue de la Brigaudière, F 41350 Saint-Claude de Diray. Courriel : edhesse@aol.com

Livres de Robert Hainard avec la Fnac